Famille presque Zero Dechet

Je ne saurais pas dire si c’est parce que « d é c h e t » rime avec excès mais toujours étant, j’ai longtemps considéré l’initiative Zero Déchet comme faisant partie du paysage sans jamais réussir à m’y intéresser.

Il suffit parfois d’une personne….d’un collègue….qui partage son enthousiasme …pour subitement s’ouvrir un peu plus. Voilà comment j’ai commencé à regarder de plus près ce que pouvait être le concept « Zero Déchet »appliqué à mon quotidien, en commençant par la lecture de Famille presque Zero Dechet, qui était tout simplement passionnante.

Le livre est extrêmement agréable à lire, très imagé, pratico-pratique avec ses catégories « Cosmétiques », « Alimentation », etc. ; il est rempli d’anecdotes, de retours d’expériences et de recettes pour faire ses produits soi-même.

Un petit guide très motivant pouvoir être rapidement feuilleté  et donner un coup de pouce au « fait maison » et « zero dechet ».

« Avec ce livre, les bonnes idées de quelques-uns deviennent la chance de tous. » Nicolas Hulot

Une version bande dessinée est censée sortir très prochainement (2017 ?)

Illustration: Une vie sans gâchis

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Le mouvement de Transition

« La Transition stimule le flux créatif des gens ordinaires pour se rassembler au-delà des différences pour utiliser au mieux leurs ressources, leurs énergies, leurs esprits. »

« La Transition: une économie où chacun a une place, une valeur et un but. »

« La Transition: c’est imaginer son quartier, sa ville dans 20, 30 , 50 ans quand nous aurons réussi à créer quelque chose d’inclusif et florissant »

‘Parce qu’on envisage les choses rue par rue,  les gens peuvent se mettre à en imaginer les conséquences, à quoi ressemblera à une petite échelle un monde post pic pétrolier, économe en carbone’

Le mouvement de Transition, présenté dans le documentaire « In Transition 2.0 », « est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, en 50 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. »

Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir adressant:

  • le changement climatique
  • la résilience de nos territoires
  • la coopération et solidarité au niveau local
  • les compétences pour une autonomie locale

« In Transition 2.0 » présente les 4 principales étapes de la Transition à travers des initiatives aux 4 coins du monde (US, Japon, Italie, etc.):

  • Etape 1 – Sensibilisation ‘Starting Out’: films, affiches, porte à porte
  • Etape 2 – Approfondissement ‘Deepening’: organisation d’un groupe de personnes autour du projet
  • Etape 3 – Connection ‘Connecting’ : créer des liens pour enraciner le projet plus profondément dans le quartier, ville, communauté et le rendre pertinent pour le plus grand nombre
  • Etape 4- Développement ‘Building’: penser plus globalement et stratégiquement avec la création de sociétés d’énergie, de monnaies locales, d’entreprises sociales etc.

La Transition appelle chacun de nous à prendre un certain niveau de responsabilité. Elle fait naître en nous des étincelles de créativité. Elle nous fait voir le jardin du voisin différemment et les toits des immeubles comme un lieu à haut potentiel!

La Transition apparaît clairement comme un cercle vertueux pour l’être humain
 REVER   –  PLANIFIER  – AGIR  – CELEBRER
où l’épanouissement individuel et collectif marchent de paire !

Liens

  • La Transition en France (Cliquez ici)
  • Transition Networks (Cliquez ici)

 

Et si l’école de demain n’était finalement pas celle d’hier ?

L’école primaire ne cesse de connaître de nouvelles réformes pour la moderniser, pour intégrer les nouvelles technologies, pour la débarrasser de tous les archaïsmes.

Mais l’école de demain doit-elle être:

  • L’école de la méthodologie plutôt que celle du savoir?
  • Une école moderne et connectée 2.0?
  • …?

Aujourd’hui, l’IUFM demande aux maîtres de ne plus transmettre de connaissances pour ne pas contraindre les apprenants à la passivité mais de leur apprendre à apprendre pour que l’école soit celle de la méthodologie plutôt que du contenu.

Par cette injonction et ces réformes, l’auteur considère qu’elles contribuent à faire de l’école une école immédiatement progressiste, d’immédiate créativité, qui finalement en fait une école en régression permanente.

D’après l’auteur, nous vivons une sorte de fascination collective pour l’immédiateté. Seulement, l’être humain n’est pas un être d’immédiateté mais un être de médiation,  un être de culture. L’être humain, contrairement à l’animal, n’est pas immédiatement accompli (lui-même).

Le cas du coucou gris, oiseau parasite qui pond ses œufs dans le nid d’autres oiseaux est pris pour exemple. Quand le bébé coucou arrive à maturité, ce qui arrive plus vite que chez les autres espèces, et si tôt la tête sortie de sa coquille, le bébé coucou casse les coquilles des autres œufs et les jette par dessus bord. Le petit coucou sait immédiatement ce qu’il doit faire. Il possède immédiatement toutes les facultés de son espèce (sans passer par l’école des coucous).

Bébé, l’être humain sait aussi faire des choses extraordinaires pour son espèce: il est capable de penser, de parler, d’aimer, d’innover..etc. mais pour y parvenir, il a besoin de rencontrer une altérité et une autorité pour apprivoiser sa propre nature. Pour penser, il a besoin des mots de ses parents, ces mots issus d’une culture du passé, d’une histoire ancienne et qui répondent à une longue liste de règles d’usage et de construction. De fait, on ne peut s’accomplir sans l’héritage du passé : ce que nous avons reçu du passé fonde ce que nous faisons aujourd’hui.

Pour innover, il faut recevoir le plus possible du passé pour en faire quelque chose de profondément nouveau. L’artiste est libre car il est capable de produire demain ce qui n’existait pas hier. Devenir un grand artiste n’est pas du tout immédiat. Ce n’est pas immédiat d’exprimer quelque chose de soi, quelque chose de personnel, d’exprimer sa créativité. Il tire du passé la matière de sa propre créativité personnelle. De même, Steve Jobs prétend qu’il n’aurait jamais inventé le Mac sans s’essayer à la calligraphie.

En phase avec Hanna Arendt et Pierre Bourdieu, pour FX Bellamy, l’école de demain est nécessairement celle d’hier. L’école de demain ne peut se passer des cours primaires comme les mathématiques et autres savoirs. L’école de demain ne peut pas seulement être l’école de la méthodologie. L’école de demain a pour rôle de préparer les élèves à la modernité du monde qui vient. Cela suppose d’une certaine façon de renouer avec la culture en tournant par principe le dos à la fascination contemporaine à l’immédiateté, c’est à dire aux technologies du numérique.

La nouveauté qui surgira demain suppose de faire de l’école ce chemin, la médiation, qui conduira les élèves vers leurs propres nouveautés, leurs propres créativités. La clé vers l’avenir, c’est précisément le passé.

Le point de vue est intéressant pour ce qui est du contenu et du rôle de l’école de demain ; cela n’exclut pour autant pas la mise en place de nouvelles formes d’enseignement plus respectueuses de l’enfant (cf. Céline Alvarez, Montessori, etc.) et en opposition radicale avec les pratiques du siècle dernier.

 

Etes-vous slash/eur-cueilleur?

Un slasheur-cueilleur, c’est un peu un chasseur-cueilleurs 2.0 ;

Quelqu’un qui…

  • S’adapte à son environnement pour définir son mode de vie,
  • Définit son quotidien en fonction de ses forces et faiblesses personnelles,
  • Se positionne en alternative aux emplois standardisés

Allez voir l’excellent article d’Anne-Laure Fréant qui explique comment les slasheurs conjuguent différents emplois pour suivre leurs passions, subvenir à leurs besoins, ou donner du sens à leurs engagements.

Suzanne est: Costumière / mannequin / fondatrice d’une boutique en ligne / bloggueuse

« Mon travail de mannequinat me plonge sans cesse dans les collections, ce qui me donne des idées pour composer mes tenues de costumière et m’aide à mieux cerner le goût du jour pour ma boutique en ligne. En outre, tout ce que je vis à travers ça devient source d’inspiration pour mon blog, où je publie des billets d’humeur sur le monde qui m’entoure.»  

Un concept intéressant si être slash/eur est voulu et non une accumulation de boulots pour survivre: la précarité que propose le libéralisme n’apparaît plus comme une fatalité, mais comme une possibilité de s’épanouir.

Qu’est-ce que le style …

Barbershop

Pratiquée la plupart du temps a capella, c’est une harmonie qui s’inspire des pratiques de chant du sud des Etats-Unis de la fin des années quartet1800 et du début des années 1900.

Le Barbershop est considéré comme une invention purement Américaine. Pourtant, ses premières origines remontent aux années 1600, en Angleterre.

A l’époque, faute de musique d’ascenseur, les barbiers britanniques ont alors l’habitude de posséder une cithare (instrument à cordes pincées) dans leur échoppe, et de la mettre à disposition de leurs clients afin qu’ils jouent quelques notes selon leur envie, en attendant leur tour. Parfois, de réelles alchimies musicales se créent grâce à l’inventivité de chacun, certains clients allant par exemple jusqu’à remplir des chandeliers de pièces de monnaie pour ajouter une touche de percussion à la musique jouée par leur voisin. Cette cacophonie bon enfant est, déjà à l’époque, désignée par le terme « barber’s music », la musique de barbier.

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Pour en savoir plus, RV sur le site de l’association française de Chant et d’Harmonie Barbershop ou de l’asso américaine:

FRABS Barbershop Harmony Society

Un petit coup de pouce pour mieux faire?

Après la pensée positive, voici les sciences comportementales « positives » ….
ou comment encourager l’adoption de nouveaux comportements de manière Efficace et à Moindre Coût, sans passer par l’habituelle réprimande.

Voici un exemple très simple. L’objectif est de trouver un moyen pour réduire les mégots sur les voies publiques:

Plutôt qu’un panneau du genre… NPFumer
…voici ce qui a été mis en place à Londres et qui s’est avéré très efficace (tout à fait approprié en cette période de l’Euro)

messi_butt

C’est ce que l’on appelle un Nudge. C’est un « coup de pouce » qui joue le rôle d’une incitation douce basée sur les mécanismes décisionnels.

De nombreux autres exemples ont été mis en place pour:

  • Réduire les factures énergétiques en comparant la facture du client avec une moyenne de leurs voisins
  • Ancrer une marque de produits de grande distribution (ex. A)
  • Diminuer le nettoyage des urinoires masculins (ex. B)
  • Inciter à l’équilibre alimentaire

Campbell                Urinoires_m

Ex.A: ancrer la marque                                                          Ex. B: imprimer une mouche dans                                                                                                                l’urinoire pour donner une cible aux                                                                                                            utilisateurs

Pour approfondir le sujet, procurez-vous le livre de Richard Thaler & Cass R. Sunstein, à l’origine du Nudge et de cette science comportementale.

BiciTec

Les bici-máquina réalisées par Carlos Enrique Maroquin, au Guatemala (San Andrés Itzapa) permettent aux habitants de pomper de l’eau, moudre du café, traiter les grains de maïs, fabriquer du shampoing à l’aloe vera ou même préparer un bon jus de fruits avec un blender.