Archives pour la catégorie Communication & Bienveillance

Les petites cantines

Après le passage de Rob Hopkins en France pour une transition énergétique et sociétale, le projet « Les Petites Cantines » est tout à fait à propos:

LPC2

c’est un lieu …

…où cuisiner, manger et parler ensemble

…pour enrichir les vies de quartier, améliorer l’intégration et la mixité sociale, mais aussi créer du lien inter-générationnel & inter-classes sociales.

 Les Petites Cantines ont ouverts plusieurs cantines à Lyon, vivement que l’une d’entre elles vienne s’implanter encore plus près de chez nous…
Pour plus d’information: http://www.lespetitescantines.org/
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et Paf…

L’élection américaine y est sûrement pour beaucoup dans la motivation d’écrire ce billet.
Parce que les résultats ont été à l’opposé de ce que prédisaient les sondages, il m’est apparu plus évident encore que les réseaux sociaux dans lesquels chacun évolue ne sont qu’un reflet de soi: c’est rassurant et c’est complaisant. On y trouve des gens qui nous ressemblent, qui partagent les mêmes valeurs sinon les mêmes activités: le « risque » de la découverte de l’autre y est très limité.

Mais comment ouvrir une partir de son activité « sociale » et « digitale » à d’autres bulles?

Comme dit très justement dans le billet de Mischler: « nos bulles nous sécurisent, nous rassurent, cela étant, aucune bulle n’est durable, et d’une manière ou d’une autre, vient inexorablement le moment où elle éclate. Rester dans sa bulle ou ses bulles, aujourd’hui et plus encore demain, c’est prendre le risque de l’immobilisme, de l’inaction, et qui sait, de voire brusquement un jour ou l’autre sa ou ses bulles éclater sans y être préparé. La confrontation subite « à une nouvelle réalité » risquant alors fort d’être d’autant plus difficile…« 

Sortir de sa zone de confort est un défi citoyen.
Les événements politiques récents montrent que nous sommes arrivés dans l’ère de la post-vérité et qu’à partir du moment où « beaucoup de gens disent que », ça tient place de vérité. C’est rassurant de partager le même avis que son voisin. Malheureusement, l’obscurantisme n’a jamais été autant relayé que ces derniers temps.

Au-delà des élections américaines, au-delà de la politique, l’obscurantisme est l’arme des industriels pour faire « diversions » et influencer « la science » (A écouter: l’interview de Corporate Europe Obervatory, analystes des lobbies (lien)

Face à l’obscurantisme, il y a la culture, il y a la science (celle sans intérêts financiers).
Se former, Se cultiver, et Réfléchir sont des devoirs civiques.

Mischler évoque qu’au Canada « Prendre des risques » se dit « Prendre des Chances » (ou plus justement ‘courir sa chance’).

Puisse cette nouvelle année être l’occasion de courir sa chance et sortir de sa bulle plutôt que d’attendre qu’elle n’éclate. Le livre de Seth Godin, « La supercherie d’Icare » saura peut-être vous inspirer pour sortir de votre zone de confort, alimenter votre réflexion sur la nécessité de prendre des risques, notamment de vous lâcher, d’être vous-même, et de sortir des sentiers battus. D’exister.

Le mouvement de Transition

« La Transition stimule le flux créatif des gens ordinaires pour se rassembler au-delà des différences pour utiliser au mieux leurs ressources, leurs énergies, leurs esprits. »

« La Transition: une économie où chacun a une place, une valeur et un but. »

« La Transition: c’est imaginer son quartier, sa ville dans 20, 30 , 50 ans quand nous aurons réussi à créer quelque chose d’inclusif et florissant »

‘Parce qu’on envisage les choses rue par rue,  les gens peuvent se mettre à en imaginer les conséquences, à quoi ressemblera à une petite échelle un monde post pic pétrolier, économe en carbone’

Le mouvement de Transition, présenté dans le documentaire « In Transition 2.0 », « est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, en 50 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. »

Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir adressant:

  • le changement climatique
  • la résilience de nos territoires
  • la coopération et solidarité au niveau local
  • les compétences pour une autonomie locale

« In Transition 2.0 » présente les 4 principales étapes de la Transition à travers des initiatives aux 4 coins du monde (US, Japon, Italie, etc.):

  • Etape 1 – Sensibilisation ‘Starting Out’: films, affiches, porte à porte
  • Etape 2 – Approfondissement ‘Deepening’: organisation d’un groupe de personnes autour du projet
  • Etape 3 – Connection ‘Connecting’ : créer des liens pour enraciner le projet plus profondément dans le quartier, ville, communauté et le rendre pertinent pour le plus grand nombre
  • Etape 4- Développement ‘Building’: penser plus globalement et stratégiquement avec la création de sociétés d’énergie, de monnaies locales, d’entreprises sociales etc.

La Transition appelle chacun de nous à prendre un certain niveau de responsabilité. Elle fait naître en nous des étincelles de créativité. Elle nous fait voir le jardin du voisin différemment et les toits des immeubles comme un lieu à haut potentiel!

La Transition apparaît clairement comme un cercle vertueux pour l’être humain
 REVER   –  PLANIFIER  – AGIR  – CELEBRER
où l’épanouissement individuel et collectif marchent de paire !

Liens

  • La Transition en France (Cliquez ici)
  • Transition Networks (Cliquez ici)

 

Et si l’école de demain n’était finalement pas celle d’hier ?

L’école primaire ne cesse de connaître de nouvelles réformes pour la moderniser, pour intégrer les nouvelles technologies, pour la débarrasser de tous les archaïsmes.

Mais l’école de demain doit-elle être:

  • L’école de la méthodologie plutôt que celle du savoir?
  • Une école moderne et connectée 2.0?
  • …?

Aujourd’hui, l’IUFM demande aux maîtres de ne plus transmettre de connaissances pour ne pas contraindre les apprenants à la passivité mais de leur apprendre à apprendre pour que l’école soit celle de la méthodologie plutôt que du contenu.

Par cette injonction et ces réformes, l’auteur considère qu’elles contribuent à faire de l’école une école immédiatement progressiste, d’immédiate créativité, qui finalement en fait une école en régression permanente.

D’après l’auteur, nous vivons une sorte de fascination collective pour l’immédiateté. Seulement, l’être humain n’est pas un être d’immédiateté mais un être de médiation,  un être de culture. L’être humain, contrairement à l’animal, n’est pas immédiatement accompli (lui-même).

Le cas du coucou gris, oiseau parasite qui pond ses œufs dans le nid d’autres oiseaux est pris pour exemple. Quand le bébé coucou arrive à maturité, ce qui arrive plus vite que chez les autres espèces, et si tôt la tête sortie de sa coquille, le bébé coucou casse les coquilles des autres œufs et les jette par dessus bord. Le petit coucou sait immédiatement ce qu’il doit faire. Il possède immédiatement toutes les facultés de son espèce (sans passer par l’école des coucous).

Bébé, l’être humain sait aussi faire des choses extraordinaires pour son espèce: il est capable de penser, de parler, d’aimer, d’innover..etc. mais pour y parvenir, il a besoin de rencontrer une altérité et une autorité pour apprivoiser sa propre nature. Pour penser, il a besoin des mots de ses parents, ces mots issus d’une culture du passé, d’une histoire ancienne et qui répondent à une longue liste de règles d’usage et de construction. De fait, on ne peut s’accomplir sans l’héritage du passé : ce que nous avons reçu du passé fonde ce que nous faisons aujourd’hui.

Pour innover, il faut recevoir le plus possible du passé pour en faire quelque chose de profondément nouveau. L’artiste est libre car il est capable de produire demain ce qui n’existait pas hier. Devenir un grand artiste n’est pas du tout immédiat. Ce n’est pas immédiat d’exprimer quelque chose de soi, quelque chose de personnel, d’exprimer sa créativité. Il tire du passé la matière de sa propre créativité personnelle. De même, Steve Jobs prétend qu’il n’aurait jamais inventé le Mac sans s’essayer à la calligraphie.

En phase avec Hanna Arendt et Pierre Bourdieu, pour FX Bellamy, l’école de demain est nécessairement celle d’hier. L’école de demain ne peut se passer des cours primaires comme les mathématiques et autres savoirs. L’école de demain ne peut pas seulement être l’école de la méthodologie. L’école de demain a pour rôle de préparer les élèves à la modernité du monde qui vient. Cela suppose d’une certaine façon de renouer avec la culture en tournant par principe le dos à la fascination contemporaine à l’immédiateté, c’est à dire aux technologies du numérique.

La nouveauté qui surgira demain suppose de faire de l’école ce chemin, la médiation, qui conduira les élèves vers leurs propres nouveautés, leurs propres créativités. La clé vers l’avenir, c’est précisément le passé.

Le point de vue est intéressant pour ce qui est du contenu et du rôle de l’école de demain ; cela n’exclut pour autant pas la mise en place de nouvelles formes d’enseignement plus respectueuses de l’enfant (cf. Céline Alvarez, Montessori, etc.) et en opposition radicale avec les pratiques du siècle dernier.

 

Un petit coup de pouce pour mieux faire?

Après la pensée positive, voici les sciences comportementales « positives » ….
ou comment encourager l’adoption de nouveaux comportements de manière Efficace et à Moindre Coût, sans passer par l’habituelle réprimande.

Voici un exemple très simple. L’objectif est de trouver un moyen pour réduire les mégots sur les voies publiques:

Plutôt qu’un panneau du genre… NPFumer
…voici ce qui a été mis en place à Londres et qui s’est avéré très efficace (tout à fait approprié en cette période de l’Euro)

messi_butt

C’est ce que l’on appelle un Nudge. C’est un « coup de pouce » qui joue le rôle d’une incitation douce basée sur les mécanismes décisionnels.

De nombreux autres exemples ont été mis en place pour:

  • Réduire les factures énergétiques en comparant la facture du client avec une moyenne de leurs voisins
  • Ancrer une marque de produits de grande distribution (ex. A)
  • Diminuer le nettoyage des urinoires masculins (ex. B)
  • Inciter à l’équilibre alimentaire

Campbell                Urinoires_m

Ex.A: ancrer la marque                                                          Ex. B: imprimer une mouche dans                                                                                                                l’urinoire pour donner une cible aux                                                                                                            utilisateurs

Pour approfondir le sujet, procurez-vous le livre de Richard Thaler & Cass R. Sunstein, à l’origine du Nudge et de cette science comportementale.

BiciTec

Les bici-máquina réalisées par Carlos Enrique Maroquin, au Guatemala (San Andrés Itzapa) permettent aux habitants de pomper de l’eau, moudre du café, traiter les grains de maïs, fabriquer du shampoing à l’aloe vera ou même préparer un bon jus de fruits avec un blender.

 

 

De la connaissance de soi

« Chacun doit découvrir Qui il est et Ce pour quoi il est fait.

Chercher au-delà de tous les conditionnements d’éducation, et sociaux-culturels que nous avons reçu.

Ce qui se cache derrière: le Bonheur.
Ce n’est surtout pas un devoir, mais un phénomène naturel qui se produit quand on cherche à réaliser sa nature profonde (Spinoza), encore appelé processus d’individuation.

Bonheur

Le bonheur passe par le plaisir mais la somme des plaisirs ne conduit pas nécessairement au bonheur. Trop manger rend malade.

Il s’agit de sélectionner les plaisirs, mettre de l’ordre dans ses passions, rechercher l’harmonie et la fluidité (Epicure), mais aussi ne pas vouloir contrôler sa vie, ou craindre de perdre, et surtout, être attentif à ce que l’on fait, là-maintenant, et puis après. »

Merci Frédéric Lenoir pour ce discours très juste.

Sustainable Happiness ou comment trouver son équilibre personnel et durable.