Changer d’histoire pour changer l’Histoire

petitmanuelLe « Petit Manuel de résistance contemporaine » écrit par Cyril Dion, co-réalisateur du film « Demain » est sans aucun doute une de mes meilleures lectures de 2018.

Alors que tous les signaux environnementaux sont au rouge et que nous sommes nombreux à avoir pris conscience des enjeux du changement climatique et de l’urgence de préserver la planète, aucun changement profond de la société ne semble voir le jour.

« Que faire face à l’effondrement écologique qui se produit sous nos yeux? »

Ce livre invite à réfléchir sur le type de réponse à apporter à cette question. De nombreuses pistes sont brillamment passées en revue: individuelles, collectives, politiques… Une évidence pour l’auteur est que pour y parvenir, il est nécessaire de changer de récit collectif et d’entrer en résistance, de changer l’histoire pour changer d’Histoire.

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Quand le jute devient juteux et autres découvertes

Corentin de Chatelperron est né en 1983. Il a 25 ans quand il réalise son stage au Bangladesh sur un chantier naval moderne de production de bateaux en composite de fibre de verre.

De l’aventure Tara Tari au Lowtech lab, en passant par le « Nomade des Mers », les aventures et expéditions de Corentin sont extraordinaires et terriblement inspirantes. Commencez par la lecture de son récit « L’aventure de Tara Tari » qui conte son expédition à la fois audacieuse, solitaire et solidaire avec beaucoup d’humilité, de courage, d’humour et de poésie.

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Survivre à Noël

On attend souvent Noël avec beaucoup d’impatience, et pourtant, ça pourrait parfois ne pas se passer aussi bien qu’espéré.

Stéphane Floccari, professeur de philosophie, est l’auteur des livres « Nietzche et le nouvel an » et plus récemment de « Survivre à Noël ». Interviewé dans l’émission Quotidien (12/2018), il décrit la fête de Noël comme une fête unique qui nous met dans tous nos états, une période de tourment. Voici quelques extraits assez justes dont les conclusions sont valables bien au-delà de Noël!

A Noël, « on est cernés; on n’est pas seulement concernés; on est obligés d’être heureux, d’être avec les autres, d’arriver avec des cadeaux plein les bras. »

« Ce n’est pas une fête de famille mais une fête de la famille, une fête où on fait famille, où la famille s’éprouve elle-même, où toute l’expérience individuelle que les sujets ont dans leur existence individuelle vient se déverser. »

C’est un peu « un test annuel pour savoir qui sont les siens et où on en est par rapport aux siens. Personne ne peut dire à l’avance très exactement où il en est par rapport aux siens. » Noël, c’est le moment où on resserre les liens, on évite les conflits. 

Au-delà des relations familiales, Noël, c’est aussi le temps des cadeaux, avec ses attentes, ses désirs, ses déceptions parfois : l’hélicoptère qui vole seul dans la publicité ne vole plus tout seul: il faut investir son cadeau pour intégrer l’hélicoptère dans son propre imaginaire et le faire voler soi-même.

Noël est susceptible de faire remonter une foule de sentiments diverses et contradictoires: excitation, désirs, joies, tristesse, jalousie, déceptions.

Pour que la magie de Noël opère, il compte de ne pas mettre son mouchoir sur son tourment, de l’accepter tel quel, d’en parler si besoin.

Pas de pression, pas de dépression. Etre soi.

Le Père Noel est une ordure? Oui, mais il ne faut pas le mettre à la poubelle. Tout le monde a besoin de Noël!

TRANSMETTRE … donner – recevoir – redonner.

A l’occasion de « notre » première rentrée scolaire comme jeunes parents, s’est posée la question de l’éducation que nous souhaitions pour notre enfant : école publique, écoles alternatives en tout genre, etc.

De par ma mère, éternelle militante pour l’école publique, choisir une école privée ou une école « alternative » me mettait mal à l’aise dans le sens où cela conduit nécessairement à ghettoïser certaines parties de la population. Si tous les parents éduqués envoient leur enfant dans une école non publique, cela revient à laisser l’école publique aux moins aisés financièrement, socialement, etc., et ainsi, à délaisser une institution – non parfaite mais précieuse à la société – dans le sens où elle offre une certaine «Egalité » des chances.

Au-delà de cette considération, il s’agissait de réfléchir à nos attentes vis-à-vis de l’école et plus globalement de ce que l’on voulait transmettre à notre enfant. Comme tout parent, on lui souhaite le meilleur, encore faut-il savoir l’identifier : est-ce lui choisir un cercle privilégié ou familier en terme de méthodes d’apprentissage, d’encadrement, d’environnement social ou lui laisser faire ses armes dans un endroit moins favorisé et moins familier.

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Un ouvrage composé par 8 auteurs bien connus des domaines de la psychologie, de l’éducation et de la sagesse s’est révélé précieux dans cette réflexion.

« TRANSMETTRE – Ce que nous nous apportons les uns les autres »

Un livre très inspirant pour développer notre côté « conspirateur positif » !

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Enivrez-vous.

Il faut être toujours ivre.
Tout est là : c’est l’unique question.

Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps
Qui brise vos épaules et vous penche vers la terre,
Il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.
Mais enivrez-vous.

Et si quelquefois, 
Sur les marches d’un palais,
Sur l’herbe verte d’un fossé,
Dans la solitude morne de votre chambre,
Vous vous réveillez,
L’ivresse déjà diminuée ou disparue,

Demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge,
A tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle,
Demandez quelle heure il est ;
Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront :
« Il est l’heure de s’enivrer !

Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps,
Enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse !
De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise.

Baudelaire, Le Spleen de Paris, XXXIII

L’ingénierie positive…via La Clavette

Comment donner du sens à son travail d’ingénieur pour qu’il ait un impact social et écologique?

Isabelle Huynh, jeune ingénieure diplômée de l’INSA, a lancé le projet La Clavette pour aller à la rencontre d’initiatives à travers le monde qui mêlent technologie, solidarité, et durabilité.

Le projet La Clavette regarde comment rapprocher ses valeurs personnelles (savoir-faire, compétences) à ses valeurs éthiques (principes moraux); son nom fait référence au terme mécanique de la pièce qui lie en rotation deux autres pièces.

L’ingénierie positive est en marche pour donner une importance nouvelle à:
– La circularité
– L’open Source
– Low-tech

Après la phase d’exploration, La Clavette souhaite sensibiliser les entreprises et employés à l’ingénierie positive, développer des démarches d’innovation pour concevoir autrement, et fédérer les professionnels/acteurs au sein d’une communauté vivante.

Rêver . Oser . Travailler et Ne jamais Abandonner

L’âge n’est pas garant de génie! 

C’est à Panayotis Pasquot, emblême d’une jeunesse percutante et d’un travailleur, que reviennent ces mots.

Dans son TED, il revient sur un moment de sa vie qui l’a boosté ou comment une petite phrase peut avoir un impact énorme.

Je pense que Tout est possible à qui   –  Rêve  –  Ose  –  Travaille et N’abandonne Jamais.

Le rêve pousse l’ambition à se créer et pour que cette ambition se consolide et se renforce, il faut croire à ses rêves. Antoine de St Exupéry le dit par ces mots: « Fais de ta vie un rêve et d’un rêve, une réalité ».

Pour que ce rêve devienne ambition, c’est à chacun d’y croire et à l’entourage de l’encourager. Et pour passer du rêve à une réalité, il faut une petite étincelle.

Ce qui compte, c ‘est d’Oser. 
Oser pour découvrir, Oser se faire confiance. C’est un peu se mettre en danger, c’est perdre ses repères. Ne rien faire, c’est être sûr de ce qu’on fera demain.                      

– Travailler – Pour trouver ce qui a du sens profond chez chacun de nous, il faut renouveler les expériences, essayer et ne pas y arriver et recommencer. « Travailler » ici n’est pas nécessairement très rémunérateur mais tellement plus inestimable. Il reste alors à orienter tous ses choix vers sa passion et son travail, trouver un but et donner de la cohérence.

– Ne pas abandonner – Beaucoup de petits obstacles se trouvent sur chaque chemin, et affaiblissent cette petite flamme qui nous disait « Oui, tu peux devenir…, tu peux être …. ». Le risque, c’est de voir cette petite flamme en nous s’éteindre. Pour ne pas abandonner, pour entretenir cette petite flamme, il faut aller vers les personnes qui nous inspirent, nous influencent pour nous redonner cette petite étincelle.

Ecrit sur un air de Samarabalouf – Les Jours qu’on Aime